Parcoursup, une réforme de sélection universitaire fortement contestée

Pour la rentrée universitaire 2018-2019, les étudiants tout juste diplômés du baccalauréat n'auront plus affaire à la plateforme "Admission Post-Bac". Suite à une loi votée le 15 février 2018 sur la réforme d'accès à l'université, c'est désormais par l'intermédiaire de "Parcoursup" que les bacheliers devront réaliser leurs vœux d'affectation.

Face à des candidatures de plus en plus importantes, l'ancienne Ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait légitimé, via un circulaire, la sélection des étudiants dans les filières dites "en tension". Cette décision laissa cependant, à la fin du troisième tour de sélections, des milliers d'étudiants sans facultés.

Parcoursup,qui se veut meilleur qu'Admission Post-Bac, a pourtant déclenché de nombreux mécontentements, engendrant des grèves et des manifestations de la part d'étudiants et professeurs pointant du doigt la loi présentée par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants (ORE). Cette loi ORE prévoit qu'une commission des vœux examine le dossier que l'étudiant dépose sur la plateforme Parcoursup, avant de l'accepter ou de le refuser.

Selon eux, cette réforme n'est qu'une "sélection hypocrite" . Ces professeurs en grèves s'interrogent sur leur rôle et s'il s'agit "seulement de dispenser des cours à ceux qui n'ont aucun problème et qui ont la chance d'avoir le niveau et d'être doués pour les études supérieures ?".

Malgré les partiels de fin d'année qui approchent à grands pas, ce mouvement n'est pas près de se terminer. L'UNEF, l'Union Nationale des Etudiants de France, a appelé à amplifier le mouvement contre la loi "ORE".

Source : RTL

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